Cauchemar au pensionnat : Agnès Marin, violée et tuée par un camarade psychopathe

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 02/09/2022 à 11:09

Affaire Agnès Marin : Le portrait « noir » de Matthieu, ado récidiviste

Pendant ce temps, les enquêteurs s’intéressent au passé de Matthieu. Ils découvrent alors avec stupeur que le garçon de 18 ans, admis en début d’année au pensionnat du Chambon-sur-Lignon, est accusé d’un autre fait.

En août 2010, près de son village natal dans le Gard, il séquestre et viole sous la menace d’une arme une ancienne camarade d’école, Julie. Là aussi, il avait attiré sa victime dans un bois sous un faux prétexte, avant de l’attacher aux branches d’un arbre et de la violer en brandissant son couteau.

Julie avait réussi à s’enfuir après les sévices, prétextant à son agresseur que sa mère allait arriver d’une minute à l’autre.

Elle porte plainte, et Matthieu est mis en examen et placé en détention provisoire. Mais seulement trois mois après son crime, il bénéfice d’une libération conditionnelle.

Ses parents ont fait jouer, auprès de l’administration pénitentiaire, le fait qu’il venait alors d’être admis, justement, au lycée Cévénol.

Le personnel de l’établissement, de son côté, assurera qu’il n’avait pas été mis au courant de la gravité des faits : tout juste pensaient-ils qu’il s’agissait d’une agression sexuelle, et non d’un viol commis sous la menace d’une arme.

« Nous ne savions pas qu'il était sous contrôle judiciaire, nous n'avons pas eu le moindre contact avec les autorités jusqu'au drame (…) 4 mois de prison préventive, nous savions. Mais que c'était pour viol, non », dira Jean-Michel Hieaux, le vice-président du lycée.

Mais il est trop tard : le scandale a déjà éclaté, et la réputation de l'établissement accuse le coup. 

« Elle ne devait pas mourir » , clamera le père d’Agnès quelques jours après le drame.