Cauchemar au pensionnat : Agnès Marin, violée et tuée par un camarade psychopathe

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 02/09/2022 à 11:09

Affaire Agnès Marin : « Il prenait du plaisir à la faire souffrir »

Mis en examen pour le viol et le meurtre d’Agnès, Matthieu comparait devant les assises de la Haute-Loire en juin 2013. Le viol de Julie a été joint au dossier, et il est donc jugé pour les deux affaires.

Les audiences se déroulent à huis-clos, l’ambiance est lourde, la douleur ravivée.

Depuis son box,  le jeune homme aurait affirmé que « tout ce qu'il avait dit jusqu'à présent était mensonger, et avoir agi à l'encontre de Julie par haine, même si elle ne l'avait jamais humilié ni rejeté. Il a dit aussi avoir pris du plaisir à la faire souffrir », relatera l’avocat de la famille Marin, Me Francis Spizner.

De leur côté, les experts psychiatres l’ayant examiné feront état d'une personnalité « psychotique de type schizoïde », avec une  « perversité étonnante et une dangerosité effrayante.

Au terme des débats, Matthieu est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. En  octobre 2014, la peine sera confirmée à l’issue d’un procès en appel.

Depuis, Matthieu purge sa peine à la maison centrale d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin. Selon son avocate, Me Joëlle Diez, il suivrait de nombreux soins en prison. "Il faut savoir que Matthieu n'a pas l'intention de sortir. Il a l'impression qu'au contraire, il faut qu'il soit soigné, cadré", expliquait le conseil à RTL.

En 2016, ses parents publient un livre, Parents à perpétuité, racontant leur peine et la vie de leur fils. L’évènement provoquera un tollé, notamment du côté de la famille d’Agnès, meurtrie par cette « campagne de showbiz », quand eux restent les vraies victimes de ce drame.

Marqué à vie, et peinant à se relever du scandale, le collège Cévénol a fermé ses portes définitivement le 11 juillet 2014.

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