Crashs, OVNIS, disparitions… Que se passe-t-il dans le Triangle de la Burle, le « Bermudes » des Cévennes ?

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 18/08/2022 à 17:08
La Haute-Loire, près de Mézenc
Istock
Une région maudite… A cheval entre l’Ardèche, la Loire et la Haute-Loire, la zone du « Triangle de la Burle » détient le triste record du nombre de catastrophes aériennes au mètre carré en France. On y observerait aussi un nombre accru d’objets volants non identifiés. Mais que se passe-t-il donc dans ce « Triangle des Bermudes » au cœur des Cévennes ?

Depuis les années 1940, on dénombre au moins 70 accidents aériens dans la région. Le « Triangle de la Burle », une zone de plusieurs hectares entre le mont Mézenc et le Puy-en-Velay, traîne une bien triste réputation, et les aviateurs les plus superstitieux se gardent bien de la survoler…

L’endroit a même été renommé « Bermudes en Cévennes » par le journaliste Jean Peyrard, auteur d’un ouvrage sur le mystère. Mais que s’y passe-t-il vraiment ?

Les premiers accidents connus remontent aux années 1930, mais c’est véritablement pendant la Seconde Guerre mondiale que la malédiction s’acharne.

Dans la nuit du 3 au 4 novembre 1943, à Marcols-les-Eaux, un bombardier anglais s’écrase en pleine campagne. 7 des 8 membres de l’équipage décèdent sur le coup. A l’époque, l’accident est attribué à une météo redoutable : « l’avion fut pris dans un orage terrifiant et que plus aucune commande ne fonctionnait. Plus tard, il [ le survivant ]  dira qu’à une soudaine chaleur intense succéda un froid glacial à l’intérieur de l’appareil », explique Renaud Benoist, auteur lui aussi d’un ouvrage sur le « Triangle », dans son livre.

Le crash de 1971 et son « passager mystère »

Les habitants de la commune voisine, qui ont assisté à la catastrophe depuis la terre ferme, mentionnent de leur côté d’étranges « sphères lumineuses » autour de l’avion, juste avant son terrible crash.

Le 13 mai 1948, un nouveau drame secoue la région. Un avion anglais heurte une crête rocheuse sur la commune de Saint-Bauzile. Les secouristes, déployés sur les lieux le lendemain matin, découvrent quatre cadavres. Parmi eux, celui de Kathleen Harlington, 28 ans, qui n’est autre que la sœur du futur président des Etats-Unis, J.F. Kennedy. Pour certains, ce drame aurait même marqué le début de la fameuse « malédiction » des Kennedy.

Au fil des années, de nombreux autres crashs, sont à déplorer, et ils concernent aussi bien les avions civils que les appareils militaires, habitués à s’entraîner dans l’espace aérien au-dessus du Massif central.

Le 21 janvier 1971, à Mézilhac, un avion militaire transportant 14 hautes personnalités du commissariat à l’énergie atomique percute le franc du Pradou, à plus de 1300 mètres d’altitudes. 22 morts. « C’était atroce », témoigne dans les colonnes du Dauphiné René Gamondès, qui faisait partie ce jour-là du groupement de gendarmes affecté à repérer l’épave.

L’évènement fait grand bruit, et un détail ne manque pas d’interpeller : la liste des passagers ne comportait que 21 noms. Or, on a retrouvé 22 corps…

Cette fois aussi, les témoins au sol mentionneront d’étranges lumières dans le ciel au moment du drame. D’ailleurs, chez les amateurs d’ufologie, il est avéré que le Triangle de la Burle est l’un des endroits où sont rapportées le plus d’observations étranges chaque année.