Crimes d’héritages : l’affaire Troadec, l’impensable tuerie familiale

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 14/06/2022 à 17:06
La maison des Troadec à Orvault
©Wikimédia Commons
En février 2017, la famille Troadec dans sa totalité disparait près de Nantes. Pascal, Brigitte et leurs deux ados sont introuvables, des semaines durant. Jusqu’aux aveux glaçants du beau-frère de Pascal, Hubert Caouissin. Il raconte avoir massacré la famille entière, un soir, pour une sombre histoire de trésor familial.

L’affaire avait marqué la France entière, et pour cause. En plein hiver de l’année 2017, c’est toute la famille Troadec qui avait disparu, du jour au lendemain, à quelques kilomètres seulement du 55, boulevard Schuman, où les corps des Dupont de Ligonnès avaient été retrouvés 6 ans plus tôt.

Tout commence le 23 février, à Orvault, en banlieue de Nantes, lorsque que la sœur de Brigitte Troadec, une mère de famille de 49 ans, s’inquiète : elle n’a pas de nouvelles d’elle, de son mari et de leurs deux adolescents depuis plusieurs jours. Elle décide d’alerter la police.

Le lendemain, une équipe de policiers se rend au domicile de la famille, un pavillon situé dans un quartier résidentiel de la commune. Pascal, Brigitte et leurs deux enfants Charlotte, 18 ans et Sébastien, 21 ans, vivent ici depuis une dizaine d’années. Et ce sont des gens bien ordinaires.

Sur place, les volets sont fermés, la maison est vide. Dans les chambres, les draps ont été ôtées et les brosses à dents emportées. Le foyer aurait-il pris la fuite ? Le scénario s’écroule rapidement. Car à l’intérieur du domicile, des traces de sang sont retrouvées un peu partout par les techniciens de la police judiciaire. Les analyses révèleront qu’elles appartiennent à Pascal, Brigitte et à leur fils Sébastien.

Le parquet de Nantes ouvre dans l’heure une information judiciaire pour homicides, enlèvement et séquestration.

Très vite, la presse s’emballe. L’affaire ressemble, à première vue, étrangement à la tuerie de Nantes, qui a bouleversé la région en 2011. Mais contrairement à la famille Dupont de Ligonnès, les Troadec, eux, ont tous disparus, et leurs corps demeurent introuvables.

L’affaire des « disparus d’Orvault »

Au départ, les enquêteurs soupçonnent le jeune fils Sébastien d’être à l’origine du drame : sur des forums en ligne, on découvre qu’il avait posté des messages plutôt sombres, et l’adolescent avait déjà été mis en cause dans une affaire d’atteinte aux personnes.

Les jours passent, et les officiers de la PJ de Nantes continuent leur minutieuse enquête, mais toujours aucune traces des « disparus d’Orvault ».

Le 1er mars 2017, un pantalon et la carte vitale de Charlotte sont retrouvés dans le bois de Coat-Mez, dans le Finistère. Et le lendemain, c’est la voiture de Sébastien qui est découverte, en pleine rue, à Saint-Nazaire.