En 1955, un fantôme semait la panique dans ce village des Alpes

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 08/03/2022 à 17:03
Un village
Istock
En plein hiver 1955, dans la commune de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, plusieurs familles vont se retrouver prises au piège d’une maison vraisemblablement hantée. Objets qui se brisent tout seuls, bruits inexpliqués… De nombreux témoins vont assister aux drôles de phénomènes qui se produisent dans l’habitation. L’affaire va même intéresser curieux et journalistes du monde entier. Mais que se passe-t-il vraiment ?

En février 1995, il fait froid et il neige à Saint-Jean-de-la-Maurienne, une commune des Alpes qui accueille, à l’époque, de nombreux ouvriers italiens. La plupart vivent dans de modestes masures, où ils s’entassent parfois à plusieurs familles.

Le 24 février, c’est une journée ordinaire chez les Castrignano, les Rotella, et les Costa, trois familles originaires de la Calabre, qui occupent une bâtisse datant du XIVème siècle. Mais en pleine nuit, le couple Castrignano est réveillé en sursaut par un bruit sourd : on frappe violemment à la porte de leur chambre.

Le père de famille se lève et ouvre : il n’y a personne. Interloqué, mais fatigué, il retourne se coucher. Sauf que quelques minutes plus tard, on pousse des cris à l’étage de la maison. Le couple Rotella explique qu’ils ont, eux aussi, entendu quelqu’un frapper à la porte de leur chambre. Pire, ils auraient ensuite vu des objets voler.

Bruits sourds et objets qui volent

Le lendemain, les phénomènes étranges se poursuivent : dans la cuisine, les casseroles se renversent, un tabouret et le buffet se mettent à bouger tout seuls. Les coups aux portes se répètent.

Dans l’habitation, les trois familles ont de plus en plus peur. Ils décident alors d’en parler au maire du village, ainsi qu’à la police, et au curé. Rapidement, toute la commune est au courant. Les voisins, même, vont confirmer entendre de nombreux bruits sourds.

Le prêtre bénit les lieux, mais rien n’y fait. Le soir venu, le bal des objets reprend. Un correspondant du Dauphiné, qui s’est déplacé sur place, verra même le tabouret bouger sous ses propres yeux. Même chose pour l’ancien maire de Saint-Jean, qui décide de se rendre au chevet des habitants, choqués : il témoignera avoir vu des objets « voler » dans toutes les pièces.

Dans le village, la question est bientôt sur toutes les lèvres : y-a-t-il un fantôme chez les Costa ?