La boîte à Dibbouk, la vraie histoire derrière le mythe de la cave hantée

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 15/05/2022 à 20:05
La boîte à Dibbouk
©Wikimédia Commons
On dit qu’il s’agit de l’objet le plus hanté du monde… En 2001, un antiquaire de l’Oregon acquiert une vieille armoire à vin aux enchères. Il est alors loin de se douter qu’il vient d’acheter la « boîte à Dibbouk », renfermant, selon la légende juive, un démon.
Dans la boutique du brocanteur, où l’objet est alors entreposé, des évènements étranges et inquiétants vont se succéder... Jusqu’à la rupture.
Récit d’une histoire vraie qui continue de questionner.

En 2001, Kevin Mannis, un antiquaire de Portland, dans l’Oregon, se rend à une vente aux enchères, organisée par une famille juive dont la grand-mère vient de s’éteindre, à l’âge de 103 ans. Sur place, les objets de la vieille-dame sont exposés, et Kevin s’éprend d’une cave à vin en bois, qui semble particulièrement ancienne : c’est le lot 35. Le brocanteur renchérit et acquiert l’objet pour 27 dollars.

La petite-fille de la défunte lui raconte alors qu’il vient d’acheter « la boîte à Dibbouk ». Elle explique que sa grand-mère gardait toujours ce coffret dans sa salle de couture, fermé à double tour.

L’objet le plus hanté du monde ?

Lorsqu’on lui demandait ce qu’il s’y trouvait, elle répondait « Un Dibbouk ». Un Dibbouk est une figure de la mythologie juive et kabbalistique désignant un esprit ayant la capacité de prendre possession d’un corps. Il peut s’agir, selon la légende, d’une personne décédée, ou d’un démon. Dans les deux cas, les conséquences sont désastreuses : la personne habitée devient folle, irrationnelle, vicieuse ou corrompue, et en proie à de nombreux problèmes de santé, ou une malchance chronique. Une forme de « malédiction », donc.

Pour cette raison, la vielle dame répétait à son entourage que le coffret ne devait jamais être ouvert, au risque de libérer l’esprit maléfique qui s’y trouvait.

En apprenant la rumeur, Kevin Mannis est amusé : bien que juif, il ne croit pas à ses théories fantaisistes. Il demande à la jeune femme si elle ne souhaite pas, toutefois, garder cet objet qui semble avoir une valeur sentimentale. Elle refuse catégoriquement, prend un air paniqué, et le conjure de partir avec son acquisition

Pas inquiet pour autant, l’antiquaire décide d’entreposer la cave dans le sous-sol de son magasin. Il est alors loin de se douter que l’objet va être l’origine de phénomènes pour le moins dérangeants.