La « maison qui saigne » de Saint-Quentin, un mystère vieux de 30 ans

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 17/08/2022 à 17:08
Saint-Quentin (Aisne)
Istock
En 1986, le fait divers fait le tour des kiosques dans l’Hexagone. Dans l’Aisne, un couple fraichement installé découvre que les murs de sa maison « pleurent du sang humain ». On fait venir la police, puis un médium sur place, et on pense même qu'il existe des ossements maudits sous la bâtisse… Mais personne ne parvient à comprendre d’où vient le terrible liquide. Plus de 30 ans plus tard, qu’en est-il de la « maison sanglante » de Saint-Quentin ?

L’histoire de la « maison qui saigne » de Saint-Quentin (Aisne) est digne du scénario d’un feuilleton d’épouvante. Mais si tout n’était qu’un coup monté ?

Depuis plus de 30 ans, experts et curieux se sont penchés sur l’histoire de cette bâtisse, dont les murs transpiraient… du sang, littéralement. Et personne n’a réussi à déterminer l’origine du phénomène morbide. 

Tout commence en 1986, à Saint-Quentin, une commune de l’Aisne, dans le Nord de la France, où Lucie et Jean-Marc Belmer, jeunes mariés, viennent de poser leurs cartons. Ils se sont installés dans un petit pavillon de la cité de Mulhouse, dans le quartier de Remicourt. La journée, Jean-Marc, chauffeur routier, est sur les routes, tandis que sa femme, Lucie, reste à la maison avec leur chien. Mais au fil des jours, la jeune femme se met à entendre des bruits étranges, métalliques, alors qu’elle est pourtant seule à l’intérieur du foyer.

Un matin, elle découvre, horrifiée, plusieurs petites tâches rouges, semblables à du sang, un peu partout dans la maison : dans les draps, la cuisine, et bientôt, sur tous les murs. « Au fur et à mesure que j’effaçais [les tâches] il y en a eu dans le couloir, dans la chambre, dans la salle à manger… » expliquait Lucie quelques années plus tard au micro de TF1, comme le rapporte Marianne.

Autre phénomène étrange : lorsque la jeune mariée se rend dans la cave, la porte qui permet d’y accéder se ferme « toute seule ». Lucie finit par se persuader qu’elle est victime d’une malédiction, ou d’un esprit : car les manifestations ne se produiraient, selon elle, que lorsque son époux est absent du domicile.

La farine et les traces de sang

Les Belmer finissent par contacter la police de Saint-Quentin. Les forces de l'ordre, bien sûr, ne croient pas une seule seconde qu’il puisse s’agir d’un phénomène paranormal. Mais sur place, les policiers doivent bien se rendre à l’évidence : quelque chose cloche dans la maison.

Pour en avoir le cœur net, ils auraient alors décidé d’étaler de la farine sur le palier du pavillon : de cette façon, s’il s’agit de la mauvaise blague d’un malandrin, des traces de pas viendront confirmer son effraction.

Sauf que le lendemain, force est de constater que non seulement les traces rouges sont bien de retour, mais qu’en plus, aucune empreinte n’est à déplorer au sol. On prélève alors quelques gouttes du liquide, qui sont envoyées au labo. Stupeur : selon le biologiste Jacques Chancé, interrogé en 1992 par TF1, ce qui coule sur les murs de la maison, c’est bien du sang humain.