Messes noires et sacrifices d’enfants : l’histoire du dernier procès de sorcellerie en France

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 16/09/2022 à 16:09

Procès en sorcellerie de la Haye-du-Puits : rumeur, fantasme ou réalité historique ?

C’est Claude Pellot, un parlementaire rouennais, qui aurait enjoint le roi à faire preuve de clémence, en lui soufflant ses mots, dans une lettre :

Dans les campagnes, on trouvera toujours des malades mentaux et des esprits crédules aux rumeurs et aux légendes. On trouvera toujours quelque opportuniste prêt à accuser de sorcellerie son voisin ou son parent pour mieux s’en débarrasser. De la bouche des suspects, sortiront toujours les aveux les plus délirants pour peu que les juges emploient la torture.

Aujourd’hui, on peut légitimement penser que l’affaire ait été « exagérée » par les mœurs de l’époque.  Et les histoires de sacrifices, tout simplement nées d’une rumeur qui aurait enflé encore plus vite que les ragots ne se diffusaient…

A l’époque, les affaires de sorcellerie déchainaient véritablement les passions, et elles étaient traitées avec la plus grande fermeté par les pouvoirs publics ; on craignait que les « sectes démoniaques » ne corrompent la bonne société chrétienne, et entachent la fidélité du peuple à son roi.

Toutefois, l’opinion publique sera moins virulente après le procès de la Haye, qui restera connu comme le dernier du genre en France.

Lire aussi :