Thierry Paulin, l'effroyable histoire du « tueur de vieilles dames »

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 01/02/2022 à 18:02
Thierry Paulin lors de son anniversaire en novembre 1987, quelques jours avant son arrestation
Au milieu des années 1980 et pendant trois ans, Thierry Paulin, âgé d’une vingtaine d’années, se lance dans une série de meurtres et d’agressions qui a plongé la France, et plus particulièrement Paris, dans la psychose. Le tueur s’attaque, à chaque fois, à de vieilles dames sans défense. Mais pourquoi un tel acharnement ?

C’est une affaire criminelle terrible, qui marqué les esprits et continue certainement de hanter les familles des victimes. En quelques mois, un jeune homme vivant au-delà de toute morale va violemment s’en prendre à 20 femmes âgées, vivant seules, à Paris. Elles ne seront que deux à survivre.

Une première vague de meurtres

Le 5 octobre 1984, Anna, une veuve de 83 ans, est retrouvée sans vie dans son appartement du 9ème arrondissement de Paris. L’octogénaire est bâillonnée, son visage est tuméfié. Elle a été étranglée.

La vieille dame vivait seule dans un modeste trois-pièces au pied de Montmartre. L’appartement est sans dessus-dessous, mais, détail curieux, il n’y a aucune trace d’effraction.

Les enquêteurs retrouvent dans la chambre une trace palmaire, complète. Mais les analyses ne donnent rien.

Le même jour, une autre vieille dame, Germaine, âgée de 91 ans, contacte la police qui se rend chez elle. Elle raconte avoir été agressée par deux individus, qui l’ont suivi dans la rue avant de se ruer chez elle, où ils l’ont bâillonnée avant de lui voler environ 18 000 francs. La vieille dame a survécu mais sous le choc, Germaine est incapable de décrire ses agresseurs.

Du 5 octobre au 12 novembre, l’affaire va prendre une tournure dramatique. 8 autres vieilles dames sont agressées et assassinées chez elle, dans le 18ème arrondissement de la capitale, en seulement quelques jours. La violence des crimes est insoutenable. Les victimes ont été battues à mort, certaines ont la tête dans un sac plastique, et on retrouve même des traces de détergent dans leur estomac. A chaque fois, le mobile de leur agression semble être crapuleux. Chez quatre victimes, les enquêteurs retrouvent la même trace palmaire que chez Anna. Mais cette empreinte n’est pas répertoriée, et ne leur permet pas d’identifier un suspect. L’enquête piétine, et l’affaire crée la psychose dans tout Paris. Qui peut bien s’en prendre aussi cruellement à de vieilles dames ?