Contraint d’écouter en boucle un tube insupportable, un détenu s’est suicidé dans sa cellule

 
 
Auteur de l'article eleonore.bounhiol , publié le 20/09/2022 à 15:09
Des barreaux de cellule
Istock
La scène se passe en Oklahoma, aux Etats-Unis. Dans une prison d’Etat, un détenu nommé John Basco aurait été contraint par le personnel pénitentiaire d’écouter, en boucle, le tube « Baby Shark » avec quelques camarades d’infortune. Le groupe a fini par engager des poursuites contre l’établissement pour ce supplice qu’ils qualifient de « torture ». John Basco s’est donné la mort, dans sa cellule, il y a quelques jours.

En novembre 2021, la presse américaine s’emballe en apprenant qu’un groupe de détenus de la prison d’état de l’Oklahoma aurait été victime d’un supplice bien étrange… et bien cruel.

Des anciens captifs, Ja’Lee Foreman Jr., Daniel Hedrick, Joseph Mitchell and John Basco, ont en effet décidé de porter plainte contre l’établissement pénitentiaire pour « actes de tortures ».

Ils décrivent des punitions inhumaines, où le personnel les forçait à se tenir dans des positions triviales, tout en écoutant, en boucle et à plein volume, la chanson virale « Baby Shark », réputé « insupportable ».

Selon les plaignants, J la terrible scène aurait eu lieu en novembre 2019. Et se serait même reproduite, à plusieurs reprises.

Des surveillants « dépravés »

La justice décide de creuser, et découvre que les agents pénitentiaires que les hommes accusent, Christian Charles Miles et Gregory Cornell Butler Jr, sont décrits par tous comme « dévergondés, dépravés et sadiques ». Ils sont licenciés, dans l’attente de leur procès.

Le 12 septembre 2022, l’une de leurs victimes déclarées, John Basco, 48 ans, a été découvert, sans vie, dans sa cellule. Cela faisait trois jours qu’il avait retrouvé la vie derrière les barreaux, après avoir été libéré en 2020. Le truand n’aurait-il pas supporté de revivre le traumatisme ?

Selon les autorités pénitentiaires, il pourrait s’agit d’un suicide médicamenteux ou d’une overdose. Mais pour son avocat, Me Cameron Spardling, les circonstances de sa mort sont « troublantes ».  

 « L’une des victimes de Baby Shark est décédée seulement trois jours après son arrivée en prison. Comment l’expliquer ? Le procureur vient de perdre l’un de ses témoins clés pour le procès pénal à venir » -  Me Cameron Spardling, avocat de John Bosco

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de sa mort.

John Bosco était un habitué des prisons. Il a été condamné à plusieurs reprises, pour des affaires de drogues, d’armes et même pour un homicide involontaire en 2000.  

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